SPORT :

Après le marathon de Nice en novembre 2015, l’année 2016 est dans la continuité avec le maître-mot PLAISIR. Depuis 2011 où j’ai commencé la course à pieds lors du marathon de Paris, mon envie de parcourir de nouveaux horizons est insatiable. En effet, chaque année une nouvelle destination est au programme : Dublin, Valencia, Copenhague, Berlin, Nice. Cette année mon choix s’est porté avec mon club d’Oxygène Belbeuf sur Annecy pour mon premier marathon en montagne avec une préparation variée.

Se connaître

La course à pieds et d’autant plus le Trail permet d’apprendre à se connaître. Dans cette aventure, chaque jour est un apprentissage en écoutant le corps et l’esprit dans la gestion des entraînements, dans les besoins nutritionnels sans oublier l’équilibre personnel et professionnel. Bref, une aventure qui a de la saveur quand tout est en synergie. Pour partager ce moment, nous voilà présents avec la Team Oxygène Belbeuf sur les différentes distances et bien évidemment ma source fidèle d’énergie positive ma femme, mon garçon, mes parents et beaux parents.

Vivre une aventure ensemble

Un programme de 8 courses de la Mini-Race pour les enfants jusqu’à la Technica Maxi-Race pour les adultes ont animé le week-end du 28 et 29 mai 2016 à Annecy. Voici les partants et finishers de la Team Oxygène Belbeuf :

– Trail Découverte / 15km – 1050m Dénivelé positif : Charly
– Marathon Race / 42km – 2780m Dénivelé positif : Nicolas, Loic, Cécile, Arnaud, Vincent B, Francois Xavier, Vincent R
– Maxi Race / 85km – plus de 5200m Dénivelé positif : Julien, Laurent, Olivier, Sabine, Mathieu

Mon choix s’est porté (un peu dans l’euphorie de la Team, certes …) sur la Marathon Race bien avec ses célèbres 42 km sans oublier les 2800m de Dénivélé positif, une première.

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Tout a donc commencé tranquillement le 1er janvier 2016 avec une sortie en compagnie de Martin qui prépare le marathon du Mont Blanc. 150 jours plus tard le compteur affiche :

– Plus de 1200 km répartis moitié vélo/course à pieds
– Plus de 100h d’activités physiques
– Plus de 55 000 calories
– Plus de 17 000m de dénivelé positif

La véritable préparation a véritablement démarré lors du Raid Multisport du Touquet pour une durée de 9 semaines.

Sur les terres des championnats du monde de trail

Une mise en condition dès le samedi avec les copains et copines engagés sur la maxi-race montre que le trail de montagne se gère dans l’équilibre entre l’agitation et l’épuisement. Si vous devenez agité, vous devez accélérez. Si vous êtes essoufflé, vous devez ralentir.

Placé à différents points sur le parcours notamment le col de la Forclaz et le début du Mont Baron, j’ai pu encourager notre team qui en avait bien besoin pour réaliser le tour complet du lac d’Annecy.

Entre appréhension et envie d’en découdre, les traileurs du samedi m’ont prouvé une fois de plus leur détermination et leur force mentale. Respect pour les 5 aventuriers du jour pour leur performance.

“C’est quand tu penses que tu ne peux plus… que tu te rends compte que tu peux encore !”

Comme avant chaque course, difficile de trouver le sommeil mais il est nécessaire de bien se reposer et de privilégier une alimentation à indice glycémique bas pour aider le corps a digérer.

5h40 : Le réveil sonne, quel bonheur de gagner quelques heures de sommeil avec mon fournisseur d’energy Beautysané afin de savourer mon Energy Diet Banane et sa banane écrasée, ni plus ni moins. Beaucoup plus digeste, rapide, et surtout meilleur que les traditionnels pâtes des premiers marathons.

6h15 : Direction Doussard pour rejoindre l’équipe engagée sur la marathon Race.

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6h45 : Nous apprenons que le parcours sera sans doute modifié car des orages sont attendus vers 11h30. Peu importe la course sera de toute façon une bataille contre soi-même pour en découdre sur ce beau parcours de montagne que nous offre la région d’Annecy.

7h15 : Nous voilà placés dans les sas de départ où je rejoins un autre copain Xavier pour prendre un bon départ avant la première ascension du col de la Forclaz sous les conseils de Lolo.

7h30 : Le départ est donné nous partons à une allure de 14 km/h sur les 3 premiers kilomètres afin de rejoindre le début de l’ascension. Quel rythme pour un départ de marathon !

7h43 : Début de la première ascension, je suis bien placé dans le première tiers, un coup d’oeil sur le cardio pour gérer cette ascension de 4,5 km avec un dénivelé de plus de 700m. J’enchaine avec un bon rythme de marche, les bâtons soulagent les cuisses.

8h32 : Premier col franchi où j’arrive un peu plus tôt que prévu, mes supporters viennent juste de sortir de la voiture. Un coucou, un bisou et me revoilà reparti pour une descente rapide d’1 kilomètre avant d’attaquer la fin l’ascension vers le chalet de l’Aulps et ses 1425m d’altitude. Je croise au passage les maxi-raciens d’Oxygène fraichement sorties du lit venu m’encourager. Quel bonheur de se sentir soutenu. Le moral reste donc au beau fixe.

9h17 : L’ascension se passe pour le mieux, me voilà à la fin de la première balade (12km) et les premiers 1000m de dénivelé franchi. Compte tenu des prévisions météos, nous devons nous diriger vers un itinéraire de repli pour ne pas prendre de risque avec les orages. Me voilà lancé sur les chemins forestiers pour rejoindre Menthon-Saint-Bernard.  Quelques minutes plus tard, les premières gouttes d’eau tombent avant la déferlante d’averses orageuses. Les appuis sont délicats et un peu hésitants, le temps de s’acclimater au final ça ne change pas de notre météo Normande 🙂 Quelques minutes plus tard, je rencontre mes supporters avec mon garçon m’encourageant et bravant la pluie tout comme mon papa et beau-papa. Quel plaisir de les entendre, le moral est toujours au beau fixe, je gère idéalement cadence, hydratation et alimentation avec mes gels salés réalisés sur-mesure.

10h40 : Me voilà arrivé détrempé au seul et unique ravitaillement solide de la balade. Le compteur affiche 25km. La deuxième balade est quasiment finie. Je retrouve la team Oxygène, dont Juju qui me demande de courir au lieu de filmer :-)) Effectivement j’ai pris le parti de réaliser un film lors de la course avec ma Go Pro pour partager ces moments de sport. Egalement Lolo et Sylvie qui me félicitent car je suis bien placé dans les 200 et sur les bases d’une bonne performance. Pas d’euphorie tout de même car la dernière ascension nécessite des ressources et le coup de mou peut arriver à tout moment surtout pour cette première en montagne. Niveau ravitaillement, je profite de boire de la Saint Yorre, de remplir ma poche de Sport Effort, de finir un de mes salés et de faire le plein d’eau pur. Je déleste également mon sac pour gagner quelques kilos. Virginie, ma maman et belle-maman sont présentes pour prendre de mes nouvelles avec le célèbre encouragement « Bon Courage ». Au passage je vous conseille le livre de Philippe Bloch « Ne me dites plus jamais bon courage ! » et vous comprendrez pourquoi 🙂 Je regarde également mon téléphone où je prends connaissance des nombreux messages d’encouragements notamment celui de mon frère qui me suit à distance derrière son ordinateur. Merci mon Frère.

10h45 : Go pour la dernière balade avec un beau programme le Mont Baron même si nous ne montrons pas au sommet du fait des conditions météos où l’orage redouble d’intensité.

12h12 : Me voilà en haut de ce Mont Baron qui nécessite technique, vigilance et détermination car le terrain de jeu est plus que sévère avec les coureurs. En effet avec des pentes comprises entre 15 et 25% des torrents de boue se forment sur les pierres, les appuis sont difficiles mais l’envie d’y arriver, boosté par les champions de la veille me donne les forces nécessaires pour gérer au mieux cette ascension. Les 8 kms d’ascension laissent du monde sur le bord du chemin, je récupère une cinquantaine de place surtout ceux qui se sont laissés tenté par le sucre et les célèbres gels soit disant « coup de fouet » …

Me voilà désormais lancé vers la dernière descente qui demande vigilance car le terrain est très technique avec plus de 700m de dénivelé négatif sur 2 kilomètres. Bien aidé par les bâtons, qui au passage l’un d’eux se coince entre deux roches et se retrouve complètement plié …

En bas de la descente, me voilà sur le ponton du Lac d’Annecy, prêt à entamer le dernier kilomètre à une allure de 12 km/h, malgré la pluie de nombreux supporters sont présents et acclame chaque coureur. L’émotion est intense, la gorge se serre, les yeux brillent, le pouls s’accélère, je vais réussir cette première en montagne avec un chrono honorable de 5h38 et une 285e place sur 1400 partants. Je retrouve sur la ligne d’arrivée tous mes supporters. Me voilà arrivé, quel bonheur.

Le plus important n’est pas que j’ai terminé. Le plus important est que j’ai eu le courage de commencer.


 

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