TEST :

Choisir ses chaussures de sport n’est pas une mince affaire surtout quand il s’agit de course à pieds. Après avoir testé les Hoka Clifton 3 où je suis satisfait de l’amorti mais beaucoup moins de l’usure à peine 500km et elles sont déjà prêtes à changer.

Me revoilà donc lancé dans le comparatif des chaussures de running sur route, j’ai déjà des préférences après 6 ans de course à pieds en étant passé par Adidas, Asics, Nike, Hoka. Satisfait du confort en trail des Cascadia 9 de chez Brooks malgré l’épisode du mesh qui s’est arraché mais très vite corrigé sur les versions 10 et 11.

Je prête une attention particulière au choix de mes chaussures de course à pieds. En effet, le foot ne m’a pas laissé que des bons souvenirs avec 2 ligaments croisés d’opérés (2004/2010) je dois ménager mes genoux sans parler de ma cheville après ma double entorse de la malléole en 2014.

Je décide donc de faire confiance à la nouvelle Brooks Ghost 10 pour cette nouvelle préparation du marathon de Florence le 26 novembre 2017. Pour l’occasion, j’ai créé une page Facebook dédiée à notre préparation marathon où vous pouvez nous suivre durant toute notre prépa marathon. Je dis nous car comme les précédents marathons nous partons en famille et entre amis pour partager un moment de sport mais aussi un moment de souvenirs.

Articles à suivre pour les différents épisodes de préparations …

Packaging

Un emballage classique en carton recyclé avec très peu de protection ni de papier à l’intérieur pour éviter la déformation du chausson, une volonté sans doute de réduire les déchets c’est pas plus mal.

 

 

Note : 2/2

Le packaging  annonce clairement la couleur :

Faites vos lacets et c’est parti

Ces chaussures sont pleines de possibilités.

Apprenez-leur les ficelles, Battez le pavé. Trainez les

pieds sur les sentiers. Surprenez-les. Faites-les vibrés

Emmenez-les à l’aventure.

Run Happy

Essayage

La première sensation lors de l’essai en magasin est agréable car le chausson sans couture en mesh est d’un confort de qualité doux et léger. Ayant un pied large avec un coup de pied prononcé, l’avant de mes pieds sont à l’aise où mes orteils sont libres. Ayant des semelles spéciales sport, j’ai opté pour cette chaussure à foulée universelle car c’est ce qui me correspond le plus.

Note : 3/3

Laçage

Les lacets sont légèrement élastiques, je vais donc tester quelques sorties pour comparer avec les lacets Freelace qui ne me quitte plus depuis leurs découverte.

Note : 4/5

Poids

Les Brooks Ghost 10 pour une pointure en 43 ne dépassent pas les 295g par chaussure. Faisant 73kg pour 1.70m, c’est un rapport poids/amorti qui me convient parfaitement en plus des antécédents aux niveaux articulaires.

Note : 4/5

Semelle

Un amorti de qualité pour préserver mes articulations grâce un double amorti différent entre l’arrière et l’avant de la chaussure avec un drop de 10mm

Note : 4/5

Première sortie officielle

Après quelques foulées lors de ce premier test, grandeur nature au 10km du Touquet le samedi 5 août 2017. Lors de l’échauffement, bonne sensation de confort, d’amorti. Mes pieds sont maintenus tout en étant libre. Le poids de la chaussure me correspond. Le départ est donné, je slalome avec mon ami Yohan pour se placer parmi les 3000 participants, le rythme est intense avec un premier kilomètre à 4’00/km.

Au fil des kilomètres, les chaussures répondent bien au changement de rythme, d’accroche avec les nombreuses relances. J’en profite pour battre mon chrono sur la distance avec un 42’20 avec zéro ampoules, aucune douleur. Bref je suis bluffé de la qualité de la chaussure.

Revivez la course en live

BILAN

Pour un usage intensif dans les semaines à venir en vue du marathon de Florence, je suis très satisfait des premières foulées avec les Brooks Ghost 10. Le test avec les chaussures neuves était risqué mais les chaussures ont fait le job pour les 10 km du Touquet. Modèle Brooks Ghost 10 VALIDÉ

Niveau look car je sais que certain(e) y sont sensible, les couleurs sont vives avec un design agréable à l’œil de quoi ravir les fashions addict run 😉

Pour vous les procurer, rendez-vous chez Espace Running à Rouen où vous trouverez toujours de bons conseils personnalisés.

Note global : 17/20

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Comment programmer sa montre Suunto pour les fractionnés

 

Voilà plus de 4 ans que j’utilise quotidiennement la Suunto Ambit 2 pour la course à pieds, le VTT, le vélo sur route et dernièrement le triathlon avec mon premier Half Iron Man. J’ai donc pris le temps pour vous partager l’explication détaillée et en vidéo pour paramétrer votre montre Suunto concernant les entraînements de fractionnés.

 

Les explications détaillées pour configurer les fractionnés sur Sunnto Ambit et Sport :

• Dans un premier temps rendez-vous sur le site Suunto movescount

• Sélectionnez l’onglet MOI et cliquez puis sur mes montres


• Cliquez sur Créer un nouveau mode personnalisé

 

• Insérer le nom de votre programme personnalisé, ici VMA 10x200m pour le retrouver une fois synchronisé sur la montre Suunto Ambit

• Sélectionner le type d’activité, pour notre exemple Course

• Paramétrez les différents écrans que vous souhaitez

• Ensuite cocher la case Utiliser le compteur d’intervalles

• Dans la partie Elevé, taper 0,2 km puis dans la partie Faible taper le temps nécessaire de récupération en fonction de votre VMA, pour l’exemple içi 40 secondes pour ma VMA de 17km/h. Enfin taper le nombre de répétitions que vous souhaitez effectuer, ici 10 fois.

• Cliquez ensuite sur Enr. pour enregister le programme personnalisé de votre suunto que vous venez de créer pour vos fractionnés VMA

• Brancher votre montre pour lancer la synchronisation des paramètres avec l’application Movescount sur ordinateur PC ou Mac

• Pour démarrer votre programme Suunto fractionnés VMA 10x200m, cliquez sur Start puis Exercice, sélectionner VMA 10x200m et validez avec le bouton next 

 

• Appuyez sur le bouton Start de votre Suunto pour lancer votre échauffement de 15 minutes minimum idéalement 20 minutes

• Dès votre échauffement terminé, appuyez longtemps sur le bouton Next de votre Suunto pour afficher les options

• Sélectionnez Activer, appuyez sur le bouton Next.

 

• Sélectionnez Compteur intervalles pour lancer la série des 10 fois 200m avec les 40 secondes de récupération. A chaque série, votre montre Suunto vous signalera le changement de rythme avec une mélodie.

• Terminez votre séance en appuyant longuement sur le bouton Stop, il ne vous reste plus qu’à synchroniser votre montre Suunto Ambit avec Movescount 

Bonne utilisation, Arnaud entrepreneur sportif

#Suunto #Fractionnés #VMA #Movescount

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SPORT :

Après le marathon de Nice en novembre 2015, l’année 2016 est dans la continuité avec le maître-mot PLAISIR. Depuis 2011 où j’ai commencé la course à pieds lors du marathon de Paris, mon envie de parcourir de nouveaux horizons est insatiable. En effet, chaque année une nouvelle destination est au programme : Dublin, Valencia, Copenhague, Berlin, Nice. Cette année mon choix s’est porté avec mon club d’Oxygène Belbeuf sur Annecy pour mon premier marathon en montagne avec une préparation variée.

Se connaître

La course à pieds et d’autant plus le Trail permet d’apprendre à se connaître. Dans cette aventure, chaque jour est un apprentissage en écoutant le corps et l’esprit dans la gestion des entraînements, dans les besoins nutritionnels sans oublier l’équilibre personnel et professionnel. Bref, une aventure qui a de la saveur quand tout est en synergie. Pour partager ce moment, nous voilà présents avec la Team Oxygène Belbeuf sur les différentes distances et bien évidemment ma source fidèle d’énergie positive ma femme, mon garçon, mes parents et beaux parents.

Vivre une aventure ensemble

Un programme de 8 courses de la Mini-Race pour les enfants jusqu’à la Technica Maxi-Race pour les adultes ont animé le week-end du 28 et 29 mai 2016 à Annecy. Voici les partants et finishers de la Team Oxygène Belbeuf :

– Trail Découverte / 15km – 1050m Dénivelé positif : Charly
– Marathon Race / 42km – 2780m Dénivelé positif : Nicolas, Loic, Cécile, Arnaud, Vincent B, Francois Xavier, Vincent R
– Maxi Race / 85km – plus de 5200m Dénivelé positif : Julien, Laurent, Olivier, Sabine, Mathieu

Mon choix s’est porté (un peu dans l’euphorie de la Team, certes …) sur la Marathon Race bien avec ses célèbres 42 km sans oublier les 2800m de Dénivélé positif, une première.

marathon-race-2016-recit-course-bien-etre-quotidien

Tout a donc commencé tranquillement le 1er janvier 2016 avec une sortie en compagnie de Martin qui prépare le marathon du Mont Blanc. 150 jours plus tard le compteur affiche :

– Plus de 1200 km répartis moitié vélo/course à pieds
– Plus de 100h d’activités physiques
– Plus de 55 000 calories
– Plus de 17 000m de dénivelé positif

La véritable préparation a véritablement démarré lors du Raid Multisport du Touquet pour une durée de 9 semaines.

Sur les terres des championnats du monde de trail

Une mise en condition dès le samedi avec les copains et copines engagés sur la maxi-race montre que le trail de montagne se gère dans l’équilibre entre l’agitation et l’épuisement. Si vous devenez agité, vous devez accélérez. Si vous êtes essoufflé, vous devez ralentir.

Placé à différents points sur le parcours notamment le col de la Forclaz et le début du Mont Baron, j’ai pu encourager notre team qui en avait bien besoin pour réaliser le tour complet du lac d’Annecy.

Entre appréhension et envie d’en découdre, les traileurs du samedi m’ont prouvé une fois de plus leur détermination et leur force mentale. Respect pour les 5 aventuriers du jour pour leur performance.

“C’est quand tu penses que tu ne peux plus… que tu te rends compte que tu peux encore !”

Comme avant chaque course, difficile de trouver le sommeil mais il est nécessaire de bien se reposer et de privilégier une alimentation à indice glycémique bas pour aider le corps a digérer.

5h40 : Le réveil sonne, quel bonheur de gagner quelques heures de sommeil avec mon fournisseur d’energy Beautysané afin de savourer mon Energy Diet Banane et sa banane écrasée, ni plus ni moins. Beaucoup plus digeste, rapide, et surtout meilleur que les traditionnels pâtes des premiers marathons.

6h15 : Direction Doussard pour rejoindre l’équipe engagée sur la marathon Race.

oxygene-belbeuf-marathon-race-annecy

6h45 : Nous apprenons que le parcours sera sans doute modifié car des orages sont attendus vers 11h30. Peu importe la course sera de toute façon une bataille contre soi-même pour en découdre sur ce beau parcours de montagne que nous offre la région d’Annecy.

7h15 : Nous voilà placés dans les sas de départ où je rejoins un autre copain Xavier pour prendre un bon départ avant la première ascension du col de la Forclaz sous les conseils de Lolo.

7h30 : Le départ est donné nous partons à une allure de 14 km/h sur les 3 premiers kilomètres afin de rejoindre le début de l’ascension. Quel rythme pour un départ de marathon !

7h43 : Début de la première ascension, je suis bien placé dans le première tiers, un coup d’oeil sur le cardio pour gérer cette ascension de 4,5 km avec un dénivelé de plus de 700m. J’enchaine avec un bon rythme de marche, les bâtons soulagent les cuisses.

8h32 : Premier col franchi où j’arrive un peu plus tôt que prévu, mes supporters viennent juste de sortir de la voiture. Un coucou, un bisou et me revoilà reparti pour une descente rapide d’1 kilomètre avant d’attaquer la fin l’ascension vers le chalet de l’Aulps et ses 1425m d’altitude. Je croise au passage les maxi-raciens d’Oxygène fraichement sorties du lit venu m’encourager. Quel bonheur de se sentir soutenu. Le moral reste donc au beau fixe.

9h17 : L’ascension se passe pour le mieux, me voilà à la fin de la première balade (12km) et les premiers 1000m de dénivelé franchi. Compte tenu des prévisions météos, nous devons nous diriger vers un itinéraire de repli pour ne pas prendre de risque avec les orages. Me voilà lancé sur les chemins forestiers pour rejoindre Menthon-Saint-Bernard.  Quelques minutes plus tard, les premières gouttes d’eau tombent avant la déferlante d’averses orageuses. Les appuis sont délicats et un peu hésitants, le temps de s’acclimater au final ça ne change pas de notre météo Normande 🙂 Quelques minutes plus tard, je rencontre mes supporters avec mon garçon m’encourageant et bravant la pluie tout comme mon papa et beau-papa. Quel plaisir de les entendre, le moral est toujours au beau fixe, je gère idéalement cadence, hydratation et alimentation avec mes gels salés réalisés sur-mesure.

10h40 : Me voilà arrivé détrempé au seul et unique ravitaillement solide de la balade. Le compteur affiche 25km. La deuxième balade est quasiment finie. Je retrouve la team Oxygène, dont Juju qui me demande de courir au lieu de filmer :-)) Effectivement j’ai pris le parti de réaliser un film lors de la course avec ma Go Pro pour partager ces moments de sport. Egalement Lolo et Sylvie qui me félicitent car je suis bien placé dans les 200 et sur les bases d’une bonne performance. Pas d’euphorie tout de même car la dernière ascension nécessite des ressources et le coup de mou peut arriver à tout moment surtout pour cette première en montagne. Niveau ravitaillement, je profite de boire de la Saint Yorre, de remplir ma poche de Sport Effort, de finir un de mes salés et de faire le plein d’eau pur. Je déleste également mon sac pour gagner quelques kilos. Virginie, ma maman et belle-maman sont présentes pour prendre de mes nouvelles avec le célèbre encouragement “Bon Courage”. Au passage je vous conseille le livre de Philippe Bloch “Ne me dites plus jamais bon courage !” et vous comprendrez pourquoi 🙂 Je regarde également mon téléphone où je prends connaissance des nombreux messages d’encouragements notamment celui de mon frère qui me suit à distance derrière son ordinateur. Merci mon Frère.

10h45 : Go pour la dernière balade avec un beau programme le Mont Baron même si nous ne montrons pas au sommet du fait des conditions météos où l’orage redouble d’intensité.

12h12 : Me voilà en haut de ce Mont Baron qui nécessite technique, vigilance et détermination car le terrain de jeu est plus que sévère avec les coureurs. En effet avec des pentes comprises entre 15 et 25% des torrents de boue se forment sur les pierres, les appuis sont difficiles mais l’envie d’y arriver, boosté par les champions de la veille me donne les forces nécessaires pour gérer au mieux cette ascension. Les 8 kms d’ascension laissent du monde sur le bord du chemin, je récupère une cinquantaine de place surtout ceux qui se sont laissés tenté par le sucre et les célèbres gels soit disant “coup de fouet” …

Me voilà désormais lancé vers la dernière descente qui demande vigilance car le terrain est très technique avec plus de 700m de dénivelé négatif sur 2 kilomètres. Bien aidé par les bâtons, qui au passage l’un d’eux se coince entre deux roches et se retrouve complètement plié …

En bas de la descente, me voilà sur le ponton du Lac d’Annecy, prêt à entamer le dernier kilomètre à une allure de 12 km/h, malgré la pluie de nombreux supporters sont présents et acclame chaque coureur. L’émotion est intense, la gorge se serre, les yeux brillent, le pouls s’accélère, je vais réussir cette première en montagne avec un chrono honorable de 5h38 et une 285e place sur 1400 partants. Je retrouve sur la ligne d’arrivée tous mes supporters. Me voilà arrivé, quel bonheur.

Le plus important n’est pas que j’ai terminé. Le plus important est que j’ai eu le courage de commencer.


 

Envie d’avoir votre programme de course à pieds personnalisé ?

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SPORT :

Embarqué initialement sur le marathon d’Amsterdam, j’ai dû à mon plus grand regret annuler pour raison professionnelle. L’envie de me lancer sur mon marathon annuel en famille et entre amis était présente en moi. Nous hésitons pour mon 5ème marathon entre Porto et Nice. Le choix se fait assez rapidement pour accompagner mes amis dans leur première expérience de marathon (Maxime, Renald) et marathon en relai (Noemie, Samuel, Gaetan) sans oublier mon ami et binôme de raid multisports Yohan.

Le retour d’expérience, élément incontournable pour progresser et continuer à prendre du plaisir.

Après le semi-marathon de Berlin, et un modeste record personnel d’1h35 (3 minutes de mieux), quelques certitudes sur l’optimisation de mon programme d’entraînement complémentaire à mon nouveau programme d’équilibre alimentaire Beautysané et mon programme d’optimisation et récupération Compex.

Un programme complet basé sur la qualité et non la quantité pour tenter d’améliorer le temps de 4h01 réalisé à Copenhague le 18 mai 2014.

Samedi matin, au départ de Paris Orly direction Nice après quelques péripéties car une panne informatique de la tour de contrôle empêche tous les avions de décoller. Au final, nous sommes les seuls à décoller parmi tous les autres vols. Simple coïncidence ou signe du destin ?

Vue de l'avion Air France Paris - Nice

Arrivée à l’heure du midi à l’aéroport de Nice, direction notre QG pour quelques jours situé au camping des Maurettes à Villeneuve Loubet (point kilométrique 15-17 pour nos supporters). Là aussi chance ou coïncidence car le camping est l’un des seuls à avoir résisté aux intempéries du mois d’octobre. D’ailleurs pour venir en aide aux personnes sinistrés, A.S.O à mis en place dans le village marathon un espace dédié à la #Solidarité06.

Dimanche 5h30, le réveil sonne, petit déjeuner Energy Diet avec une crème sport préparée pour l’occasion.

6h25 direction vers la gare de Villeneuve Loubet pour prendre le TER vers Nice-ville. La température est assez fraîche avant les premiers rayons du soleil sur la mer Méditerranée vers 7h15.

Lever de soleil à Nice avant le marathon

7h30 après un échauffement le long de la
Promenade des anglais, nous voilà placés dans les sas prêt à se lancer après plus de 650 kilomètres d’entraînements en 9 semaines entre course à pieds, vélo de route en compagnie de Victorien, trail en compagnie de mon club de cœur Oxygène Belbeuf et Vtt avec Franky Batelier.

Près de 15000 coureurs sont présents sur la promenade des anglais.

8h : le coup de feu retenti, le sas élite vient de partir et dans quelques instants ça sera notre tour avec Maxime, Yohan, Renald, Samuel et Gaetan. Mon cardio monte l’espace d’un instant… une grande respiration, un regard complice et déterminé, une accolade tous ensemble avant de partir à notre tour quelques petites minutes plus tard. Nous voilà partit pour ces 42,195 km pour rallier Cannes sous un soleil magnifique. Et oui fallait bien choisir année Delphine, Isa et Marie-Claude :-))) même si la chaleur a été très handicapante sur la fin avec près de 27C.

Sas de départ 3h30 marathon de Nice

De leur côté nos 9 fidèles supporters sont au points kilométriques 15 et 17 grâce à la boucle dans la Marina, nous les croisons 2 fois et profitons pour faire le plein de motivation, et faire le ravitaillement de boissons et gels fabrication maison.

Virginie, Lucca, Maud, Louise, Charles, Jean-fernand, Doris, Alain et Geneviève crient et nous encouragent telle une vague je suis regonflés à bloc pour entamer ma deuxième ballade de 14km.

Au final, sous les conseils de Victorien je découpe le marathon en 3 ballades de 14km, laissant l’esprit libre se nourrissant de positif à l’inverse de décompter les kilomètres restants qui génère du négatif pouvant amener de la lassitude. La première ballade est rapide entre Nice et la Marina baie des anges de Villeneuve Loubet, avec un parcours relativement plat. La meneur d’allure du sas de 3h30 est même au dessus de la vitesse (12,4km/h).

Concernant la deuxième du 14 et 28e kilomètres, elle démarre juste avant le ravitaillement récupéré auprès de Virginie en direction d’Antibes, je passe au semi en 1h43, j’arrive à garder l’allure en prévision du temps que je vais perdre dans les 2 difficultés de la journée à savoir dans un premier temps la montée du cap d’Antibes au 27ème kilomètres. Le soleil est pesant et très lumineux, beaucoup de personnes s’effacent ou lâche prise en marchant dans la montée, c’est à ce moment là que je décide de continuer à me nourrir de positif en faisant un selfie envoyé à notre groupe WhatsApp Oxygène Belbeuf. Mon frère est également présent connecté depuis Lille je sais qu’il me suit et m’envoie des messages via Runstastic. Les retours sont nombreux et m’aident à m’accrocher tout en continuant à prendre plaisir malgré les 2h de courses déjà effectuées.

La dernière ballade est celle toujours tant redoutés par les marathoniens du 28e au 42e kilomètres. Je continue à bien m’alimenter avec les gels faits maison et surtout bien m’hydrater malgré les gobelets en carton très peu pratiques mis à disposition sur les ravitaillements. Des éponges sont également disponible pour me mouiller régulièrement la tête et la nuque pour éviter l’insolation et la surchauffe contrairement à d’autres coureurs qui tombent au fil des pas comme des mouches.

J’essaie de tenir la cadence avec la nouvelle difficulté au abords de Juan les pins vers les 34-35e kilomètres qui avec le dénivelé ne me permet pas de tenir la cadence car les quadriceps commencent à être très contractés et je ne veux pas aller jusqu’à la crampe. Je continue tout de même à essayer de maintenir l’allure sur la base des 3h30 mais au 37e la meneur d’allure précédent dépassée me rattrape à l’image du peloton du tour de France qui revient sur les échappées, je me fait littéralement déposé en prenant forcément un coup au moral pour terminer ces 5 petits kilomètres qui paraissent toujours une éternité.

Je finis en rentrant dans Cannes à une cadence de 5’30/km où mon esprit veut essayer d’aller chercher les 3h30 mais mes jambes ne veulent plus forcément. Je décide de ne pas forcer et de prendre plaisir avec la foule en me dirigeant vers les enfants qui tendent leurs mains pour obtenir une petite tape amical leur communiquant mon plaisir de pouvoir courir le marathon et d’échanger avec eux un grand sourire du simple coureur que je suis.

Je passe la ligne d’arrivée après 3h32´44 de course pour accomplir les 42,195 km entre Nice et Cannes avec ce sentiment de plaisir car j’améliore mon temps de 29 minutes sur un parcours plus difficiles que l’année précédente et en ne mettant à aucun moment dans le rouge. Je savoure en attendant quelques minutes mes amis pour les féliciter car ils sont tous finishers.

Médaille du marathon de Nice 2015

Ma nouvelle façon de m’entraîner et essentielle nourrit par cette phrase qui résume mon plaisir de faire du sport en espérant qu’elle puisse vous servir :

C’est le bonheur qui fait la performance, ce n’est pas la performance qui fait le bonheur.

Retrouvez toute ma préparation marathon :

1ère phase : la mise en jambe

2ème phase : la montée en puissance 

3ème phase : l’affûtage

Vue de la Marina Baie des anges à Nice Vue du palais princier de Monaco

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Sport pour marathon bien être quotidien

SPORT :

Les 3 dernières semaines de ma préparation du marathon de Nice 2015 sont fondamentales pour consolider les entraînements réalisés. Après une coupure de 2 jours pour raison professionnel dans le cadre de ma formation en tant que conseiller en équilibre alimentaire, retour sur les chemins et oui chemins et non route pour continuer à varier les plaisirs et éviter la monotonie des sorties hebdomadaires.

Le lundi direction les chemins du plateau Est de Rouen en compagnie de Martin pour suivre les traces de l’ancienne ligne du Tramway de Bonsecours et profiter de la vue de la Côte Sainte Catherine surplombant la ville aux 100 clochers pour redescendre dans la forêt de Waddington. Les foulées sont souples dans ces chemins boisés où les feuilles colorées tapissent le sol, le plaisir est au rendez-vous et nous décidons de faire une sortie plus longue que prévue avec 2h de ballade pour un peu plus de 20km.

Le reste de la semaine sera un retour sur la route avec des sorties variées entre endurance, seuil et Vma. Au final pas moins de 72,5 km/h pour cette dernière grosse semaine.

Attention au surentraînement

Pour finir cette semaine chargée, le samedi nous faisons une sortie sur les quais de Seine avec mon club Oxygène Belbeuf pour y découvrir ensemble la nouvelle portion de piste cyclable entre la base d’aviron de Belbeuf et le pont Mathilde (retrouvez plus d’informations dans un précédent article Sur les berges de Seine).

Nous voilà près d’une dizaine à courir sous un soleil très agréable, l’allure est relativement tranquille mais lors d’une foulée une douleur vient me titiller le haut du pied au beau milieu de la sortie, entre gêne et inconfort, difficilement descriptible.

Mais d’un coup, l’angoisse surgit et me fait penser à mon frère qui a subit il y quelques mois une rupture de fatigue. Gros stress au moment où mes grosses séances se terminent pour laisser place à 2 semaines plus tranquilles. Les questions m’envahissent et me déstabilisent : Mes chaussures sont-elles usées ? Me suis-je bien hydrater ? Ai-je bien récupérer de ma double sortie de la veille ? Mon objectif est-il trop ambitieux ? Bref une situation, délicate mais pas insurmontable. Je prends contact avec Victorien, ami et associé, pour avoir son avis.

Nous sommes tous les deux d’accord, mon corps a besoin de récupérer et surtout d’assimiler cette charge de travail. Repos pendant 2 jours, contrôle de mon niveau de fatigue chaque matin avec l’application HRV4Training (article à venir suite au marathon) mais le plus important hormis le repos est de continuer à suivre mon programme d’équilibre alimentaire initié en juin 2014 et ne pas succomber à un craquage alimentaire amenant un plaisir instantané pour un risque futur (en référence à une intervention du Dr William Lowenstein lors de notre congrès de l’association SOS Addiction). Au programme, alimentation et complémentation riche en oméga 3/6, anti-oxydants sans négliger l’hydratation pour éliminer toxines et acides lactiques.

Verdict, début de tendinite du releveur du pied.

1 semaine plus tard, me voilà soulagé et heureux que mon programme d’équilibre alimentaire me permette d’éviter le pire à moins de 10 jours du marathon et renforce mes convictions sur l’importance de l’alimentation, à l’image de la citation d’Hippocrate évoquée dans la rubrique Alimentation  :

« Que ton aliment soit ta première médecine »

La force des activités variées

Varier les activités entre course sur route, vélo de route, vtt,  trail, natation et renforcement musculaire, voici le secret d’une préparation plaisir pour un marathon entre amis avec le soutien de ma famille.

Pour finir en beauté cette belle préparation, direction le dimanche 1er novembre à la 20ème édition du Run&Bike du Touquet (rendez-vous annuel), j’ai eu la chance de courir en binôme avec un ex-champion d’Europe de triathlon X-Terra, Franky Batelier, il nous a fallu 1h01 pour boucler cette belle ballade de 15,5 km sur le sable de la côte d’Opale pour se classer à la 53e place (classement).

Après ma séance de Cryothérapie à J-4 avec Laurence à Lillebonne, je serais prêt pour courir les 42,195 km entre Nice et Cannes et il est certain que pour ce 5ème marathon le plaisir sera au rendez-vous. Je compte sur vous pour m’encourager avec le live Strava.

Rendez-vous semaine prochaine pour le compte-rendu complet de ce 5ème marathon.

Lisez également :

Première partie de la préparation marathon

Deuxième partie de la préparation marathon

 

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