SPORT :

Pour la première année depuis 5 ans, le raid multisport du Touquet n’est plus une échéance mais fait parti intégrante de ma préparation sportive. Effectivement voici 1 semaine que j’ai démarré ma préparation pour la marathon Race d’Annecy (29 mai 2016) avec une montée en charge progressive des entraînements.

J-1, les préparatifs

Pour se lancer sur un raid, la liste du matériel est longue en fonction des différentes épreuves. Pour ne rien oublier, je vais partir de la tête aux pieds.

• séesque (vtt, run&bike)

• Lumière frontale (course d’orientation de nuit)

• Lunette (contre les projections de boue en vtt et le soleil)

• Tour de cou (très confortable pour éviter lors d’un changement d’épreuve et de rythme de prendre froid surtout sur une épreuve de 2 jours)

• Veste de pluie (bien évidemment s’il pleut mais aussi pour le canoé).

• Gilet de sécurité pour les épreuves nocturnes

• Sac à dos avec poche à eau, alimentation, pompe, chambres à air, emplâtre pneu vtt, téléphone, batterie de secours

• Sac avec vêtement de rechange lors de changement d’épreuve (chaussettes, short, chaussures, t-shirt, alimentation, hydratation)

• Vêtement chaud semi-compressif pour un bon maintien musculaire mais aussi la régulation de la température corporelle

• Cuissard, shorty

• Ceinture porte-dossard

• Chaussette avec manchon de compression

• Double paires de basket pour essayer de garder toujours les pieds au sec.

• Trottinette ou paire de roller

• Vtt avec lampes et arrières, porte carte pour l’orientation, bidon d’eau et nécessaire pour réparer

• Montre pour respecter les barrières horaires avec idéalement un cardio pour éviter de se mettre dans le rouge car la route est longue sur les 2 jours

• Couverture de survie

Voici une liste la plus exhaustive possible, soit un peu plus de 6-8 kilos de matériels à emporter.

Comme chaque année, les préparatifs génèrent des surprises. En effet, lors de la préparation de mon vélo, je me suis aperçu qu’un rayon de ma roue arrière était cassé, pas évident à 24h du départ de trouver où et comment le réparer. Pas de stress, grâce à Thomas Georget et Culture vélo à Louviers qui a pu réparer mon vélo vendredi soir, pas mal pour un 1er avril :-)) Et également un GRAND merci à Thomas pour le prêt du VTT Cannondale pour Victorien.

Jour 1, première balade aux abords du Touquet

Arrivés en famille vers midi à proximité du Touquet chez nos amis qui nous font toujours l’immense plaisir de nous accueillir et surtout de nous supporter. Effectivement « supporter » prend tout son sens car il faut prendre sur soi quand on voit la liste du matériel, les différents déballages étalés partout dans la maison … bref je vous passe les détails de l’état de la maison. Néanmoins « supporter » prend une autre dimension surtout lorsque l’on sait que l’on va à la rencontre l’espace de quelques secondes pour voir et entendre les encouragements de nos enfants, nos femmes, nos amis … çà efface toutes les douleurs, rebooste le moral, bref du bien-être à l’état pur.

13h15 : direction le centre tennistique du Touquet pour la vérification du matériel obligatoire, la récupération de nos dossards avec cette année le numéro 69. Mais pour cette nouvelle édition, on va pas me la faire à l’envers, l’objectif prendre du plaisir et capitaliser sur les expériences antérieures pour faire un bon raid et tenter d’améliorer notre 117e place lors de l’édition 2015.

16h30 : départ pour le centre tennistique du Touquet pour récupérer les cartes. Nous étudions le programme de cette première journée qui est complet sans être trop copieux : 8km run&bike, 8km trottinette, 6km Course d’orientation, 4km canoé, 15km trail d’orientation. Pour être bien placé, la course d’orientation est primordiale car chaque balise non pointée nous pénalise de 20 minutes. Pour ce type d’épreuve il est impératif de connecter le corps et l’esprit.

Je prends donc le temps de pointer chaque balise et de mettre en place une stratégie de course avec Victorien. Nous avons le choix après le run&bike d’enchainer les épreuves comme nous le souhaitons. Finalement nous choisissons de faire les épreuves dans l’ordre même si après coup le trail d’orientation aurait été plus simple avant le coucher du soleil.

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17h30 : départ en convoi vers la plage à proximité de l’Aqualud en passant par la rue Saint Jean sous les quelques applaudissements des touristes venus pour le week-end. En arrivant sur le bord de mer, les acclamations se font entendre. J’essaie de bien m’échauffer pour essayer de partir dans les meilleures conditions pour le run&bike. Mais lors de cette dernière répétition une vive douleur me transperce le genou comme un coup de poignard dans la zone du ménisque interne, impossible de marcher et encore moins de courir normalement. Pas de panique mais une grande inquiétude sur le fait de parcourir les 100 kms sur les 2 jours. En étant aller 48h avant chez le kiné, je pensais justement bien faire pour corriger les petits désagréments au final c’est pire. Le quadriceps est complètement tendu, je boite, je n’arrive pas à déverrouiller le genou mais je continue tout de même à m’échauffer sur le vélo.

18h00 : le coup d’envoi est donné pour cette 16 ème édition du Touquet Raid Pas de Calais. Victorien est parti tranquillement à son allure de diesel avec bien évidemment des chevaux sous le capot. Nous partons en VTT 20 secondes plus tard direction Stella-Plage. Le sable est mou, les couteaux de mer craquent sous les roues des VTT, le public nous encourage, la pression se libère j’oublie l’espace d’un instant ma vive douleur dans le genou et décide de pédaler pour rejoindre rapidement Victorien qui s’est placé solidement dans les 15 premiers. Je le dépasse en l’encourageant et dépose le vélo 200-300 mètres plus loin en levant le bras pour qu’il localise où le vélo est situé sur le sable.

Les premières foulées sont difficiles car je n’arrive pas à trouver une foulée naturelle avec un bon déroulé du pied. Je serre les dents et souhaite que Victorien arrive le plus rapidement possible pour remonter sur le vélo. Nous enchainons des relais toutes les 2-3 minutes pour garder en vélocité et efficacité. Le choix du tracé dans le sable est tactique car le vélo a vite fait de s’enliser dans le sable mou. Petit à petit nous remontons dans le top 10 où nous commençons à côtoyer les élites. Mi-parcours du run&bike, nous faisons demi-tour et nous voilà repartis pour rejoindre le point de changement d’épreuve où nous continuons sur un rythme soutenu de 16km/h de moyenne à rattraper les premiers. Nous sortons 6ème de cette épreuve pour continuer avec les 8 kms Trottinette ou rollers. Victorien a fait le choix de courir et nous perdons quelques minutes car notre vitesse de croisière atteint les 20-21 km/h. Nous arrivons tout de même à garder les 15-20 premières places.

Le genou commence à se débloquer mais sans être très probant.

19h05 : Nous voilà parti pour la mini course d’orientation afin de rallier le canoé, le parcours nous le connaissons et nous trouvons les balises rapidement.

19h24 : Nous embarquons dans le canoé à la base de voile pour 4km entre la houle et le courant de la Canche pour aller chercher 2 balises dans la ouasse, mélange de sable et de boue très agréable pour adoucir la peau 🙂 Nous avons un rythme correct sans trop forcer mais la pluie et le froid nous tétanisent légèrement surtout Victorien qui a pris un bain grandeur nature en s’écorchant au passage les 2 genoux. De mon côté, après le canoé mon bassin s’est débloqué, la douleur du genou estompée je retrouve une foulée « presque » normal, confiant pour les 15 derniers kilomètres.

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20h11 : Retour au camp pour la dernière épreuve de la journée avec 15 km trail d’orientation (sur le papier) et 10 balises à pointer dans les dunes entre Le Touquet et Stella-Plage. C’est là où il faut prendre le temps de bien s’alimenter où j’ai savouré mon Energy Diet Banane pour refaire le stock d’énergie, de s’hydrater, de changer de chaussettes, de chaussure, de retirer tout matériel non nécessaire et prendre le temps mais vraiment prendre le temps de bien pointer les balises sur la carte à l’aide d’un fluo et marqueur avant de se lancer tête baissée à courir pour au final perdre du temps à « jardiner » (expression quand on cherche une balise d’orientation et que l’on tourne en rond)

Au bout de 10 minutes pour effectuer toutes ces tâches, nous voilà partis avec pour objectif d’aller chercher toutes les balises mais aussi en ayant un oeil sur la barrière horaire de 23h car l’addition peut être lourde (5 minutes de pénalité par minute de retard).

Nous traversons les dunes avec une première balise un peu compliqué à trouver car beaucoup de raideurs jardinent, j’analyse bien la carte, nous allumons les frontales et au bout de quelques minutes nous la trouvons. Le point de repère est trouvé nous pouvons enchainer la suite …

Nous trouvons durant l’heure qui suit relativement bien les balises, volontairement nous en loupons une par faute de temps et allons chercher celle la plus au sud dans une mare où les grenouilles nous accueillent mais impossible à trouver la balise entre les ronces, les marécages, le sable, la nuit et … ma lampe qui n’a plus de batterie. Nous jardinons à notre tour en essayant de se diriger au bruits des grenouilles, sans succès … nous décidons de rentrer par le chemin avec 8 balises sur 10 car il nous reste près de 4km pour rejoindre l’arrivée. Nous nous mettons à une bonne allure de 12 km/h pour arriver à 22h58 avec un classement sur cette épreuve de 18e/270.

Fin de cette première journée avec 5h d’effort, 42 km et 300 de dénivelé positif au compteur, où nous retrouvons Max et Sam qui eux de leur côté ont loupé la course d’orientation car ils se sont perdus. Nous nous classons 46e au classement provisoire, super content d’avoir partagé cette première journée avec Victorien.

Jour 2, première balade aux abords du Touquet

Après quelque heures de sommeil car il est toujours difficile de trouver le sommeil après cette première journée entre le plein d’endorphine, les quelques courbatures, la mobilisation de l’esprit en pensant que l’on pouvait faire mieux, bref il est important de partir sur une nouvelle page blanche afin de récupérer au mieux.

9h00 : Arrivés à Sainte-Cécile pour récupérer les cartes d’orientation du jour. Le programme est beaucoup plus costaud que la veille : 4 km VTT, 5 km trail, 6,5 km VTT, 15 km trail d’orientation, 21 km VTT, 6 km Run&bike, 17 km VTT, le tout avec plus de 1000 m de dénivelé.

9h30 : Départ de Sainte-Cécile, aucune balise sur le parcours nous décidons de prendre la route sauf que nous prenons 1h de pénalité car le tracé est obligatoire sur la plage mais nous nous en rendons compte à la fin du raid.

9h42, nous arrivons bien évidemment premier sur ce trail d’orientation de 5 km étant donné que nous sommes passées par la route mais la pénalité d’1h nous rappellera qu’il faut une fois de plus bien lire les cartes. Bref, direction le mont saint Frieux pour accéder à une première balise qui n’était pas encore placée mais nous trouvons en descendant la personne bénévole qui nous fait pointer ainsi que les autres participants. le rythme est correct nous profitons de ce beau soleil matinal.

10h20 : De retour sur le vélo pour une portion de sable mou et humide de 8,5 km pour rejoindre Hardelot. Les passages successifs dans les bras de mer, les baches grippent progressivement les freins à disque du VTT mais nous enchainons tout de même avec une moyenne de plus de 20 km/h pour rejoindre le nord d’Hardelot

10h44 : Nouvelle session de trail d’orientation de 10 km où nous jardinons littéralement en prenant 4 balises sur 11 pourtant nous avions pris le temps de les pointer c’est pour cela qu’il est vraiment nécessaire de bien s’équiper en prenant en compte les distances, les orientations … Car les indications « haut d’une colline » quand nous sommes dans les dunes de pin et qu’elles se ressemblent toutes c’est difficile de trouver 🙂 Cette épreuve nous fait office de footing matinal en bord de mer sous les premiers rayons de soleil avec l’odeur de l’écume et des pins qui nous donne du baume au coeur pour savourer cet instant. Au passage, je pense justement à mes amis engagés sur le marathon de Paris où le paysage naturel n’est pas trop de circonstance entre bitume et pollution, et c’est là où l’on apprécie le trail, les courses nature donc bravo Karine Baillet pour ton investissement avec tes équipes pour que ces épreuves perdurent.

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12h15 : de retour à la base VTT pour commencer le marathon de la journée avec une fin de programme costaud avec normalement plus de 50 km vtt et 6 km run&bike.  L’objectif pour être dans les temps est d’arriver à 13h30 à Frencq pour réaliser le run&bike, nous avons donc 21 km à parcourir en 1h15 dans le sable, la boue sans oublier une ascension de plus de 4 km avec des passages à plus de 25%. Je me retrouve donc plus souvent à pousser le vélo qu’à pédaler dessus dans les grandes montées.

14h15 : Nous arrivons à Frencq où la barrière horaire pour le run&bike est dépassée. Seulement 4 équipes ont pu réaliser cette session. Nous croisons nos supportrices et supporters où nous prenons le temps de bien s’alimenter avec un bon energy diet salé pour refaire le stock de minéraux et vitamines.

Une fois de plus agréablement surpris par l’assimilation rapide d’Energy Diet par l’organisme pour recharger les batteries, refaire le stock d’energie afin d’éviter fringale, hypoglycémie, hyperglycémie, déshydratation, crampe … bref que du bonheur, merci Beautysané.

14h20 : Nous repartons pour la dernière session, il nous reste seulement 1h10 pour rallier l’arrivée avec 17 km de VTT et 400 m de dénivelé. Nous décidons de louper volontairement une balise pour être dans le timing. Direction Etaples et le poney Club où malheureusement nous ne trouvons pas la 2ème balise de ce tracé. Le temps défile, les minutes s’égrainent, nous devons accélérer la cadence.

15h11 : Nous passons au dessus du port d’Etaples, il nous reste 5 km soit par la route soit par le chemin en bord de Canche. Nous prenons le chemin même si plus long et plus technique mais lors d’une précédente édition, une balise était placée au bout.

15h25 : Nous récupérons l’hippodrome, il reste 1,5km à parcourir. Victorien a pris de l’avance pour tenter de pointer afin d’éviter les pénalités de retard mais bien évidemment nous devons pointer à 2. Je n’ai pas le choix, je décide de mettre le grand braquet pour emmener mon VTT Lapierre qui est arrivé au bout de son cycle de 12 ans entre les run&bikes, raids, Roc d’Azur … la ligne droite est longue, j’aperçois avec Victorien l’arche d’arrivée, les spectateurs, speakers nous encouragent, un finish haletant pour pointer à 15h29’56 ». Mission accomplie aucune minute de pénalité de retard. Richard, Zélite, nous interview sur la ligne d’arrivée, une belle balade en compagnie de Victorien où je suis heureux d’avoir partagé ce moment de sport, d’échange, d’amitié, de sincérité à ses côtés.

Pour cette deuxième journée, le compteur s’est d’avantage affolé  avec 70 km , 6h d’effort, plus de 800 de dénivelé positif.

Le progrès est un plaisir quand il est partagé

Avec cette nouvelle édition, j’ai ressenti le bienfait de 3 choses indissociables pour continuer à prendre plaisir quelque soit le niveau sportif et surtout progresser.

• L’alimentation équilibrée et renforcée pour combler l’appauvrissement de notre alimentation quotidienne

• L’entrainement basé sur la qualité à la place de la quantité avec une variation des pratiques et des intensités.

• Le mental positif avec un état d’esprit optimiste pour relever de nouveaux défis et ne pas subir les courses.

Dans les prochaines semaines, retrouvez ma préparation pour Annecy et ce nouveau challenge.